lundi 27 juillet 2009

I'm so exciting

Pour ceux qui me connaissent bien, je suis quelqu'un de zen. De calme. Bouddhiste presque...
Évidemment, sauf quand quelque chose me fait péter les plombs, parce que personne, à mon sens, n'est de bois.
Pendant longtemps ça me fatiguait les gens qui me disaient : "mais toi, tu n'es pas stressée, tu gères" ou "tu as du sang-froid". Ça me semblait me faire passer pour un être absolument inapte à la douleur, la souffrance ou l'empathie.
La vie a prouvé à ces personnes qui "me connaissent bien", que je peux nager dans la semoule moi aussi et plus souvent qu'on ne le pense.
Mais c'est assez juste, et je le dis parce que je me compare à Pop chaque jour : je suis zen. Dans tous les sens du terme. J'essaie de prendre les difficultés ou plus simplement chaque problème comme le début d'une solution, c'est ainsi. En parallèle, il faut qu'un truc me plaise vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup pour que je m'enflamme. C'est le dur revers de la médaille.
Il y a les paysages nouveaux. Ça, ça me remue.
Il y une phrase dans un livre, alors qu'on s'y attend le moins. Ça peut tuer.
Il y a les films, probablement la source du plus grand nombre d'émotions depuis super longtemps.
J'ai pensé à tort que faire un film était compliqué. J'ai pensé que je ne gèrerai pas les aspects techniques, les aspects humains. Peut-être effectivement qu'il y a quelques années, je n'aurais pas su comment faire.
Mais depuis, j'ai désacralisé la technique et j'ai beaucoup moins d'états d'âme avec les z'humains, du coup...
Du coup, je participe à partir de demain à un truc qui m'excite vraiment : réaliser un court-métrage en 48h chrono (c'est le nom du concours) dans le cadre du Festival Cinémages de Toulon.
Et là, depuis quelques jours, je sens bouillir mon ventre. J'ai rarement eu aussi hâte de quelque chose.
Hormis un court-métrage que j'ai écrit et co-réalisé il y a 9 ans et qui me semble très sincèrement assez râté, je m'étais éloignée de la fiction pour creuser le sillon documentaire. Demain pas de fuite possible. Vers 9h30 ma toute petite équipe et moi allons tirer au sort des bribes de scénario et un lieu imposé de Toulon à voir figurer dans le film. Il faudra y aller. D'autant qu'on n'aura que deux jours pour le faire.
Et ça aussi c'est excitant. Jeudi 10h, nous remettrons notre DVD et dès l'après-midi ou le lendemain, le film sera en compétition. Projeté deux fois sur grand écran. Jugé par des pros. Vu par le grand public.
Cette immédiateté me va particulièrement bien. Moi qui mets des plombes à boucler des projets artistiques.
Si je suis un peu contente de ce qu'on aura produit, je mettrai le tout en ligne, chers lecteurs et vous me donnerez votre avis.

En attendant, je vais lustrer mon matériel, vérifier quelques connexions et batteries, noter sur mon calepin quelques idées de plans, de lieux... d'images.
Essayer aussi de ne pas trop y penser, histoire de me présenter un peu vide demain matin.
Pour m'occuper par ailleurs, j'aurai près de moi ce qui me procure le plus d'émotions ici-bas : My Pop. Mon paysage, mon livre, mon cinéma.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Allez cousine, tu vas tout casser (enfin, pas tout j'espère ;))
Soit dit en passant, j'ai zieuté ton reportage sur la boxe. Je l'ai suivi de bout en bout avec un réel plaisir! Faut le faire pour une réfractaire...

E.& Cie

subway a dit…

Merci beaucoup "anonyme" ;)
Les échos du reportage sont bons. J'y vois beaucoup de défauts, mais si les gens regardent jusqu'au bout c'est l'essentiel.
Merci pour tes encouragements. Je vous tiens au courant pour les heures et jours de projection, on sait jamais.
Pour la compétition, on verra... le but des deux prochains jours c'est de réussir à boucler réalisation et montage. Pour le reste, on va quand même essayer de se faire remarquer... normal !
Bises à vous 5.

Flouch a dit…

Hey, mais c'est vraiment super ce principe de court métrage en 48 heures!
Bon courage parce que pour connaitre un peu le "métier", écrire répéter tourner et surtout monter un film en si peu de temps est un sacré défi!
J'attends de voir le résultat, alors! ;)
Amicalement,
Flo