jeudi 17 septembre 2009

Fever

En ces temps de grippe mexicaine, oui, je suis fébrile.
Je me croyais encore un peu en vacances, encore un peu bronzée, encore un peu avec l'accent nonchalant et r-icide...
Je me disais que je pouvais encore prendre un peu le temps de peaufiner mon nouveau site internet pro que je suis en train de concocter de mes blanches et innocentes mimines sur le thème - un indice - de la machine à laver (si, si !).
Que je pouvais finir toutes les bouteilles de rhum que nous avons ramenées, trier les photos de lagons, de mangrove et de jungle, raconter comment j'ai brûlé mes lèvres en embrassant langoureusement le bras de Pop qui venait juste de s'asperger de 5 sur 5, le très cruel et labiophobe anti-moustique des tropiques (véridique !).
Et bien non !
Ce doux retour à la réalité a été stoppé net hier après-midi lorsque j'ai consulté mes messages électroniques (mes e-mails quoi). Une dame inconnue travaillant dans un théâtre de la région lui-même très connu me demandait de prendre contact avec une autre dame tout autant inconnue mais travaillant elle aussi dans ce théâtre très, très connu...
C'est Pop la militaire, mais moi aussi, je peux le dire, j'obéis au doigt et l'œil. Je m'exécutai donc.
Et là, la seconde dame que je ne connais pas m'annonce que le théâtre que je connais cherche une nouvelle agence de communication dans la région car ça ne marche plus du tout avec l'agence parisienne actuelle (ouououhhhh !). Qu'elle aimerait bien qu'on se rencontre... gloups !
Je tente un : "mais vous souhaitez quel genre de travail ?"
Elle : "toute notre communication."
Moi : "ah, oui... bien sûr."
C'est allé très vite dans ma tête. Dans l'ordre, j'ai poussé un cri primal intérieur dont mes deux neurones ne se sont pas vraiment remis à l'heure où j'écris, j'ai fait un morpion (ça détend), j'ai prononcé deux ou trois ranguékio bouddhistes, je me suis demandé comment elles avaient pu se procurer mon e-mail, me suis jetée du 2ème étage en hurlant "pourquoi moi ?", etc, etc...
Puis j'ai tranquillement fait celle qui avait un agenda over-booké et j'ai dit : "mardi matin ?"
Elle : "ok, 11h, à mardi".
Bip, bip ont fait joyeusement et en cœur le combiné du téléphone et mon électro-cardiogramme.
Puis je me suis tournée vers Pop et j'ai dit : "je suis dans la merde !".
Parce que je suis plus que fragilisée depuis que j'ai monté cette boîte vu que j'ai deux clients qui se courent après et qu'en plus ce sont des potes.
Parce que même si je propose du graphisme et bientôt des sites internet, je n'ai aucune référence tangible à montrer.
Et en même temps, parce que je crois pouvoir proposer des idées intéressantes, voire même neuves à ce théâtre très, très, très connu.
Aussi parce que j'adooooore ce théâtre archi-connu !
Enfin, parce qu'il vaut mieux essayer que lâcher l'affaire. La com', c'est quand même un peu mon job depuis 10 ans hein !
États d'âme mis de côté, j'ai donc rapidement pesé le pour et le contre et conclus que seule, je ne ferais rien de bon. J'ai décidé alors de créer une petite équipe de personnes que j'estime et qui me sont complémentaires. Deux personnes en l'occurrence, avec lesquelles j'avais déjà abordé l'éventualité de travailler en team ou en pool, comme on veut, il y a quelques temps.
Deux personnes qui - hasard, coïncidence, fromage, dessert ? - ont répondu à l'appel très spontanément.
Nous nous voyons demain pour décider d'un plan de bataille. En gros, pour avoir l'air d'une vraie équipe de pros, motivée, incontournable et, allez, tentons-le : débordante d'humour !
Mouais. A voir...

Je vais me faire un morpion moi. Ça détend.

1 commentaire:

suchouan a dit…

hop, hop, hop... on y croit !!!