mardi 20 octobre 2009

Fée comme Loizeau

Elle aurait pu arriver avec des ailes d'ange dans le dos, on n'aurait pas été surprises. Façon Anna Paquin dans La Leçon de Piano pour ceux qui se souviennent.
Petite, agile, gracieuse, Emily Loizeau a enchanté l'Omega Live jeudi dernier... et on y était.
A ceux qui disent qu'il ne se passe pas grand chose à Toulon, je réponds :
1/ que c'est faux, il suffit de se renseigner et d'être ouvert à la nouveauté
2/ que c'est vrai, proportionnellement à une agglomération comme la nôtre
En l'occurrence, la venue d'Emily Loizeau était une vraie bonne nouvelle car la tendance actuelle par ici est, soit l'organisation de concerts gagnés d'avance, ultra-populaires et, de fait, de variétoche inconsommable pour moi à la Bénabar, Fabian et autre Renan Luce, soit la proposition de concerts extrêmement communautaristes de type Hard Metal, Zion soirée et j'en passe.
Emily Loizeau me semblait donc être un bon compromis. Je m'attendais à y voir une salle pleine (pas compliqué en plus, vue la taille de l'Omega...), au lieu de ça, le lieu était franchement clairsemé de spectateurs. Fâcheux. Et un peu honteux aussi.
Comme si Toulon n'en finissait pas d'être fidèle à sa mauvaise réputation.
Le concert a ainsi commencé bizarrement. La 1ère partie Mathis and the Mathematics, venu sans Les Mathematics ressemblait à une audition d'école de musique. J'exagère un peu, mais je ne suis pas loin.
Etant donné que la foule ne s'était pas pressée, les spectateurs ont décidé de s'asseoir par terre. On a fait pareil évidemment, pas de jugement là-dedans. Juste une ambiance de spectacle de fin d'année, quoi !
Je ne crois pas que ça ait mis Mathis le timide, très à l'aise. Heureusement, un bluesman ne s'arrête pas à ça, et le garçon au look claptonien a correctement déroulé ses morceaux. Voix chaude, mix entre Ray Charles et Joe Cocker au phrasé digne de Fish, l'ex-chanteur de Marillion. On a passé un bon moment. Tout en attendant impatiemment Emily.
Vous me trouvez familière avec la chanteuse ?
C'est exactement l'impression que j'ai eu et que j'ai encore après ce concert. Je me suis sentie familière du groupe. Une petite formation, 4 gars talentueux pour mettre en valeur la voix si particulière de la chanteuse franco-anglaise. Une ambiance d'autant plus intime que nous n'étions pas nombreux.
La dame a de l'humour et arrive à créer un vrai lien avec le public. Quelque chose de simple, de vrai. On se dit en sortant, et on peut se tromper, qu'aucun concert ne ressemble à un autre dans cette tournée. Impression renforcée par le batteur-guitariste, Cyril Avêque qu'on retrouve à la sortie de l'Oméga en train de taper le boeuf avec Mathis sans ses Mathematics.
Mention spéciale pour le rappel, presque aussi long que le concert. Un moment généreux où tout le monde (enfin tous les présents) se sont levés et rapprochés de la belle.



On va pas se plaindre, on était aux premières loges. C'était puissant, doux et chaleureux. Ça fait du bien. Pour le reste, il n'y a plus qu'à ré-écouter Pays Sauvage ou attendre un live qui ne devrait pas tarder. Enfin, j'espère.

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