En ce moment, je m'interroge beaucoup sur ce qu'il me reste de mon enfance, en matière audiovisuelle. Je fais partie de la génération Récré A2, émission bénie où Ariane, Dorothée et Jacky n'étaient pas encore tombés dans la drogue. Où Charlotte Kady et Zabou Breitman faisaient leurs classes.
Bien sûr, je peux citer les incontournables Goldorak, Candy, Capitaine Flam ou Albator. Mais je suis incapable d'approfondir le sujet en racontant l'intrigue de ces dessins animés, leurs protagonistes... J'ai pensé longtemps que je souffrais d'amnésie.
Thèse qui ne me satisfaisait pas car :
1- j'ai une très bonne mémoire pour d'autres événements de cette période
2- je me souviens tout de même avoir été assidue à ce type d'émissions au moins pendant mes 10 premières années
3- de nombreux adultes de ma génération, eux, ont encore tout en tête : générique, nom des gentils, des méchants, épisode de fin...
Et hourra, je viens de m'apercevoir que ce ne sont pas les incontournables qui m'ont marquée. Mes madeleines à moi dans ce domaine ont une grosse différence avec ces standards : elles sont faites main.
A 90%, il s'agit de marionnettes : muppets show, fraggle rock, quat'zamis, le village dans les nuages, de collages : papivole, de mains tout simplement : mes mains ont la parole.
Les 10% restant vont vers la linea et watoo-watoo... mais pas d'actarus ou de sylphides là-dedans (oui, il me reste deux ou trois trucs quand même).
Quand je vois comme le hand made ou home made m'intéresse maintenant que je suis adulte et comme je suis prompte à transformer à peu près tout (pardon Pop) en marionnette (manique, chaussette, serviette, banane... si, si !), je me dis que l'influence des programmes de mon enfance est évidente.
Et puisqu'on est dans le revival total, voici un épisode tout gentil et tout léger de Papivole.
Vous noterez qu'alors on ne disait pas Deltaplane mais Aile Delta (beaucoup plus poétique assurément) :
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