mardi 13 mai 2008

Journal de préavis (9/30)

Quand on est poli on dit bonjour, non ?
Je me souviens du temps où j'étais chargée de communication pour des élus. Une conseillère municipale qui ne m'aimait guère m'avait reproché de ne pas lui avoir dit bonjour quand elle était entrée dans la salle d'une exposition que j'organisais.
J'étais très occupée et je n'avais pas montré assez de zèle à venir la saluer. Lorsqu'elle m'avait sermonnée, je lui avais répondu tout en lui broyant la main, que ma mère avait su m'éduquer...
Il apparaît aujourd'hui que depuis que j'ai donné ma démission, soit il y a neuf jours, mon boss ne me salue plus. Je n'existe plus dans son paysage. Je suis transparente pour lui.
Enfin, presque parce que bizarrement je ne le croise quasiment plus. Il doit donc encore m'entr'apercevoir suffisamment pour réussir à m'éviter.
A croire qu'en décidant de partir, sans filet de sécurité, en prévenant étape par étape que je ne resterai pas dans les conditions de travail qu'on me proposait, j'ai encore été trop déloyale...
Car c'est bien de cela dont il s'agit, je ne mérite plus qu'on me salue parce que d'un certain côté j'ai trahi. Il y a quelques années, j'aurais pu me sentir mal à l'aise de cette situation. J'aurais douté, je me serais remise en question, etc...
Là, je suis affligée. Cette attitude n'est pas digne d'un chef.
Note numéro 21 : saluer. Toujours. Quitte à broyer la main...

Aucun commentaire: